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08 Octobre de 2009, Barcelona

Le procureur coordinateur prévoit pour 2009 environ 180 000 condamnations pour les délits commis au volant





Au cours des six premiers mois de l’année, 120 000 peines ont été prononcées pour des délits à la sécurité routière, et les prévisions de Bartolomé Vargas, procureur coordinateur du service de Sécurité Routière, sont d’un total de 180 000 condamnations pour toute l’année 2009. Le procureur a fourni ces chiffres lors de la première journée organisée à Barcelone dans le cadre du cycle « Différentes perspectives pour une action intégrale dans le domaine de la sécurité routière » organisé hier par la fondation abertis au Musée d’Art Contemporain de Barcelone.

Malgré ces chiffres, Bartolomé Vargas a déclaré que « seule une petite partie des délinquants de la route sont détectés ». L’intervenant a précisé que la majorité des peines prononcées au cours du premier semestre de l’année sont relatives à un taux d’alcoolémie supérieur à 0,6 ml par litre d’air expiré (environ 70 000 condamnations) et pour conduire sans permis (environ 40 000 condamnations). Pour le procureur, « si les services de la justice n’ont pas été saturés », c’est parce que les conducteurs « ont assimilé la loi » et parce que 90 à 95 % des conducteurs jugés pour conduite en état d’ivresse ou sans permis de conduire « acceptent la sentence » et reconnaissent leur faute en première instance. De plus, selon lui, le fait qu’une peine de prison soit prononcée pour tous les cas de conduite sans permis depuis le 1er mai 2008 y a également contribué.

Bartolomé Vargas, qui a défendu le rôle du procureur de sécurité routière car il veille « pour la vie et l’intégrité physique es personnes », a également fait référence à d’autres délits comme l’excès de vitesse, le refus de se soumettre aux tests d’alcoolémie ou encore la manipulation des tachygraphes.

La présidente de l’Association des Victimes d’Accidents de la Route, P(A)T, Maria Eugenia Domènech, a présenté la deuxième intervention de la journée. Cette dernière a rappelé qu’en Espagne « chaque jour, 8 personnes trouvent la mort sur la route et que 45 sont grièvement blessées », avant d’ajouter que « les familles et les proches des disparus sont à leur tour des victimes non comptabilisées et non reconnues, dont quelques-unes avec des séquelles graves pour le restant de leurs jours ».

À ce titre, Maria Eugenia Domènech a déclaré qu’il était nécessaire de créer un bureau d’attention à ces victimes auprès duquel elles peuvent être informées et orientées, sur le modèle des bureaux d’attention qui existent déjà pour les victimes de la maltraitance. Elle a également réclamé plus d’investissement pour les services de la justice.

Maria Eugenia Domènech a rappelé que plus de la moitié des accidents ont lieu en ville. En effet « les grandes villes qui constituent des références, comme Barcelone et Madrid, doivent démontrer que la sécurité routière est une priorité afin que les autres villes en prennent l’exemple et appliquent les normes avec fermeté ».

La sécurité, un défi pour le pays

Le cycle « Différentes perspectives pour une action intégrale dans le domaine de la sécurité routière » a été inauguré par Luis Montoro, membre du comité scientifique de la fondation abertis et président de la Fondation Espagnole pour la Sécurité Routière. Cette journée a compté sur la présence de Joan Boada, secrétaire général du Ministère de l’Intérieur du Gouvernement catalan, Francesc Narváez, conseiller municipal à la Mobilité de la ville de Barcelone, et Josep Lluís Giménez, directeur d’Activité d’abertis autopistas.

Pendant son intervention, Joan Boada a déclaré que « l’idée du « zéro accident » est un défi pour tout le pays. Nous en avons réduit le nombre de 56 % par rapport à l’an 2000, ce qui veut dire que nous allons dans la bonne direction ». Francesc Narváez s’est attaché au rôle de la famille : « Les parents sont les premiers professeurs car les enfants les prennent comme références et, lorsqu’ils conduiront à leur tour, ils feront la même chose que ce que nous faisons aujourd’hui ». De son côté, Josep Lluís Giménez a rappelé l’importance de l’éducation routière dans le cas des jeunes tout en disant que « éduquer pour assumer la responsabilité au volant réduit le nombre des victimes. Cela a des effets multiplicateurs, car l’éducation routière arrive jusqu’aux familles à travers les jeunes ».

La deuxième journée du cycle se tiendra mercredi prochain, également au Musée d’Art Contemporain de Barcelone. Pere Navarro, directeur général de la Direction espagnole de Sécurité routière, et Rafael Olmos, ex-directeur de la Direction catalane de Sécurité routière, y participeront. Le cycle de conférences « Différentes perspectives pour une action intégrale dans le domaine de la sécurité routière » s’inscrit dans le cadre du Programme de Sécurité Routière mené par la fondation abertis. Ce programme repose sur quatre grands domaines d’action : l’éducation routière dans les écoles, les activités de sensibilisation et de divulgation, la promotion des travaux de recherche et l’organisation de journées de conférences. Le cycle s’inscrit également dans le cadre des actes de commémoration du 10ème anniversaire de la Fondation.






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