
La fondation abertis est devenue l’entité protectrice
du Parc Naturel du Cap de Creus, suite à l’accord signé par
le Ministre catalan de l’Environnement et du Logement, Salvador Milà,
et le président de la fondation abertis, Miquel Roca
i Junyent. Cette collaboration permettra d’entreprendre des actions
de sauvegarde, de récupération et de préservation de
ce site. L’accord s’inscrit dans le cadre de l’initiative
du Ministère de constituer un conseil d’entreprises pour parrainer
les parcs que ce dernier possède.
Le Parc Naturel du Cap de Creus, constitué en tant que tel en 1988,
s’étend sur une superficie de 13843,11 hectares dont 10780,44
sur les terres et 3063,67 sur la mer. Le parc se trouve dans la région
de l’Alt Empordà (province de Gérone). Il s’étend
sur la presque totalité de la frange littorale comprise entre les villes
de Roses, de Cadaqués et de Port de la Selva, et s’avance dans
les terres jusqu’à Palau-Saverdera, Pau, Vilajuïga et Garriguella.
Ce parc naturel, qui a accueilli 500 000 visiteurs en 2004, est unique
en son genre, car il présente un triple intérêt : sa richesse
biologique terrestre, sa richesse biologique marine, et son patrimoine historique
et culturel. Du point de vue biologique, indiquons tout particulièrement
la diversité de ses végétaux et de sa faune, la coexistence
d’éléments méditerranéens et extra-méditerranéens,
et la présence de nombreuses espèces singulières. La
qualité de ses paysages doit également être prise en compte,
avec la beauté exceptionnelle de la côte et des terres. Et parmi
le patrimoine historique et culturel, le monastère de Sant Pere de
Rodes – un véritable joyau de l’art roman en Catalogne – en
constitue l’élément le plus représentatif.
Les actions considérées prioritaires pour le Cap de Creus s’inscrivent
dans le cadre de l’amélioration des infrastructures et des services,
de la signalisation, de la réintroduction d’espèces et
de la divulgation de cet espace à travers des publications et des études.
D’autre part, le programme d’actions pour ce parc naturel prévoit également,
et de manière plus générale, l’application de la
politique de gestion du milieu marin, la prévention des incendies de
forêts, la récupération d’espaces urbanisés
présentant un grand intérêt naturel et paysager, l’aide à la
recherche scientifique, la promotion de l’usage public dans le respect
de l’espace naturel, la promotion de l’éducation environnementale,
la divulgation du patrimoine naturel et culturel, et la contribution au développement
socio-économique durable de la population locale.


